2008 - Janvier / Février

Janvier – Février 2008, Numero 48

Prendre de l’âge - une vision positive

http://www.healthandage.com

Bulletin d’information
Prendre de l’âge – une vision positive.
Par Kenneth et Mary Gergen.
Dédié à un dialogue fécond entre la recherche et la pratique.
Parrainé par la Web-based Health Education Foundation [Fondation pour l'Education à la Santé en Réseau] et le Taos Institute.
Traduction : Alain Robiolio

Dans ce numéro:

COMMENTAIRE – Prendre de l’âge – une vision positive : Redire la mission

A chaque premier numéro de l’année nous avons pour tradition de redire la mission centrale de ce bulletin, dans le but de clarifier ce que vous lecteur pouvez en attendre et comment vous pouvez participer. Depuis sa création il y a de cela moins de six ans, le nombre des lecteurs n’a cessé de s’étendre – il compte aujourd’hui des milliers de souscripteurs et se lit en quatre langues. Les abonnés sont gérontologues, chercheurs de la santé, thérapeutes, responsables de services de santé auprès des personnes âgées et personnes intéressées. Les nouveaux lecteurs du bulletin voudront connaître la vision qui guide la sélection de son contenu.

Notre objectif principal vise à mettre en lumière des ressources – issues de la pratique, de la recherche professionnelle et de la vie quotidienne – qui contribuent à une étude appréciative du vieillissement. En remettant en question l’ancienne notion de l’âge comme déclin, nous nous attachons à créer une vision de l’âge comme une exceptionnelle période humaine d’enrichissement. Une telle remise en cause dépend en majeure partie des recherches et des pratiques professionnelles orientées sur la population adulte, celle des plus de cinquante ans en particulier. Ce sont d’elles que peuvent jaillir des idées, des pratiques, des visions nouvelles. En se centrant sur les aspects développementaux de l’âge, sur les ressources, les capacités disponibles et les résistances, la recherche vient appuyer la pratique, mais elle engendre aussi l’espoir et donne du crédit à l’action des personnes âgées. En allant au-delà d’une pratique réparatrice et préventive, en favorisant les activités d’amélioration de la croissance, les praticiens contribuent également à la reconstruction sociale de l’âge.

Les contributions des lecteurs sont les bienvenues. Si vous estimez que ce que vous écrivez ou que vous pratiquez mérite d’être connu des lecteurs de ce bulletin, n’hésitez pas à faire partager vos découvertes dans un de nos prochains numéros. Nous sélectionnons également des films et des ouvrages intéressants sur le sujet et nous tenons un calendrier des congrès et séminaires importants. N’hésitez pas à soumettre vos propositions à Mary Gergen, à l’adresse gv4@psu.edu

Tous les anciens bulletins sont archivés sous www.positiveaging.net

Pour réintroduire les auteurs, Kenneth Gergen est professeur de psychologie au Mustin College de Swarthmore (près de Philadelphie) et Mary Gergen est professeur Emérite de l’Université de Penn State. Kenneth et Mary Gergen sont tous deux membres du directoire du Taos Institute, une organisation à but non lucratif qui travaille à l’intersection de la théorie du constructionisme social et de la pratique sociale. Chacun est engagé depuis longtemps dans la recherche en gérontologie et la pratique thérapeutique.

Nous espérons que vous vous joindrez à nos efforts.

Mary et Ken Gergen

RECHERCHE – Vivre avec des problèmes chroniques de santé

Nous sommes souvent confrontés au stéréotype qui affirme que les personnes plus âgées sont fragiles et incapables de résister aux contraintes de l’existence, qu’elles souffrent souvent de problèmes de santé chroniques. Ce qui n’est qu’une version différente du stéréotype « il ne fait pas bon vieillir ». Pour en savoir plus des chercheurs ont étudié les hauts et les bas quotidiens de 3'493 personnes âgées de 25 à 74 ans, et leur relation aux tensions provoquées par des problèmes chroniques de santé, entre autres. Les résultats indiquent que, quel que soit le nombre de difficultés auquel est confrontée une de ces personnes, les adultes plus âgés affichent plus de sentiments positifs et moins de sentiments négatifs que les plus jeunes. A une seule exception : si les plus âgés limités par quatre handicaps avaient des sentiments aussi négatifs que les plus jeunes dans le même état, ils éprouvaient néanmoins plus de sentiments positifs que leurs cadets.

Comment cela se fait-il ? Les scientifiques se sont aperçus que les plus âgés possèdent une réserve plus importante de capacités que les plus jeunes. Ce qui veut dire qu’à mesure qu’ils sont confrontés aux défis de la vie quotidienne, ils accumulent des capacités qui leur permettent de résister aux expériences difficiles. Lorsqu’ils sont soumis à une situation stressante, les plus âgés sont capables de la dépasser et d’aller chercher les ressources qui leur seront nécessaires. Les adultes plus âgés sont moins « secoués » devant l’épreuve. Ils savent que l’on peut vivre un défi ou un événement stressant et le contrecarrer avec le temps. Il a été également découvert que les plus âgés n’hésitent pas à modifier leurs projets si la voie qui y mène est bloquée. Ils sont également moins enclins à la comparaison sociale. Ce qui veut dire qu’ils envient moins ceux qui sont plus jeunes, plus riches ou plus forts et qu’ils tendent à se comparer aux moins chanceux et à s’en sentir mieux en conséquence. Même lorsqu’ils sont confrontés à de sérieux problèmes de santé, les adultes plus âgés disposent de plus grandes ressources pour leur faire face. C’est là la conclusion la plus importante de cette recherche.

Tiré de : Living with Chronic Health Conditions: Age Differences in Affective Well-Being [Vivre avec des problèmes de santé chroniques : bien-être affectif et différences d’âges], par Jennifer R. Piazza, Susan T. Charles et David M. Almeida. Journal of Gerontology, Psychosocial sciences, 2007, 62B, pp. 313-321.

RESERCHE – Créer un Portefeuille de Vie au Troisième Âge

La retraite, volontaire ou forcée, ne se déroule jamais comme on l’avait espéré. William A. Sadler a observé 200 personnes sur une période de vingt ans. Il a découvert que, pour la plupart, la retraite est une période de croissance et plaisir. Cependant, pour certains, des remises en causes sérieuses sont indispensables. Un participant à cette étude a déclaré : « je n’ai pas réussi ma retraite, alors j’ai cherché un autre boulot ». Créer son Portefeuille de Vie au Troisième Âge donne les moyens d’aborder les problèmes. Selon Sadler, construire un Portefeuille de Vie au Troisième Âge ressemble à créer un portefeuille financier. Il s’agit de classer son investissement personnel dans les domaines de la créativité, du travail, des loisirs, de l’amour, des services rendus, de la formation, de la communauté, des soins personnels et de la spiritualité. Il est important de faire le compte de tout ce qui a été accompli dans chaque rubrique et d’en redéfinir la réussite et la satisfaction retirées.

Une des personnes qui a participé à cette longue étude est un architecte-paysagiste, qui a commencé en racontant qu’il travaillait 100 heures par semaine à quarante ans. Sa santé était menacée et son second mariage battait de l’aile. A 48 ans, il s’inscrivait à un Outward Bond Course (1), où il a pu prendre le temps de réfléchir et de réajuster sa vie. Questionné à 55 ans, il disait avoir réussi à suivre les plans qu’il s’était fixé pour vivre une vie plus équilibrée : il travaillait moins, l’affaire dans laquelle il s’était engagé comme partenaire se développait, la relation avec son épouse s’était améliorée et il s’était rapproché de ses trois enfants. A 65 ans, il renégociait sa vie professionnelle en décidant de n’occuper son poste de cadre d’entreprise qu’à 50 pour–cent. En dépit de cette réduction horaire, la partie du travail qu’il aimait avait pris tant d’importance qu’il pouvait se décharger des aspects pénibles de l’administration et du management. Il s’était également engagé bénévolement dans de nombreuses organisations à but non lucratif qu’il appréciait. Il avait commencé de donner des cours dans des universités du pays sur des sujets relatifs à ses connaissances et pouvait ainsi voyager comme jamais il n’avait pu le faire auparavant. A 70 ans, il se disait « récompensé » parce qu’il avait réussi à élargir son horizon professionnel au-delà de ses espérances. De plus, ses loisirs avaient pris plus d’importance. Après avoir subi une opération de la hanche dans la soixantaine et avoir dû mettre un terme au tennis et à la voile, son épouse et lui ont commencé à éduquer des chiens de traîneaux comme activité de plein air. Ils s’adonnaient également au dessin et à la peinture. Il avait pris soin de sa santé et avait perdu 8 kg au travers des années. Il avait projeté et construit en famille une maison dans une région où ils passaient leurs vacances. Elle est devenue leur résidence principale, le lieu de cœur de leurs trois enfants, de leurs huit petits-enfants et de leurs amis.

Le portefeuille encourage à mettre en évidence les nombreux talents, capacités et désirs dont chacun rêve pour sa vie et à réfléchir à la façon de les utiliser pour aller vers une plus grande satisfaction et un sentiment de joie encore inéprouvé. Le chemin de chaque individu diffère comme le contexte relationnel dans lequel s’entretiennent ces rêves multiples et importants.

Tiré de : Changing Life Options: Uncovering the Riches of the Third Age [Changer ses choix de vie : découvrir les richesses du troisième âge], par William A. Sadler, The LLI (2) Review : The Annual Journal of the Osher Lifelong Learning Institutes, vol. 1, automne 2006, pp. 11-20.

REVUE DE PRESSE

* Des jeux de l’esprit pour améliorer les capacités mentales
Dans les éditions passées de ce bulletin, nous avons parlé de plusieurs études qui affirment que s’adonner à une activité intellectuelle contribue à préserver ses capacités cognitives et à prévenir la démence. L’ensemble de textes en question prouve que les personnes plus âgées peuvent les augmenter et non seulement les maintenir. Une étude récente publiée dans les Annales de l’Académie nationale des Sciences se centre sur l’amélioration de la plasticité du cerveau, c’est à dire la capacité qu’a le corps de créer de nouvelles connexions dans le cerveau par l’apprentissage. Pour les besoins de cette recherche, on a divisé 182 participants âgés de plus de 60 ans en trois groupes. Le premier a accompli des tâches aptes à stimuler les activités mentales : les participants ont travaillé sur un ordinateur durant 8 à 10 semaines à raison d’une heure par jour, ont joué à des jeux de mémoire en suivant des instructions verbales et répondu à des questions en rapport à une petite histoire. Une activité plus passive a été proposée aux participants du second groupe : ils assistaient à des conférences. Le troisième groupe, ou groupe de contrôle, ne faisait rien du tout.

Les résultats démontrent que les participants du premier groupe, stimulés par des activités tangibles, avaient amélioré leurs performances intellectuelles. Ils captaient plus rapidement les informations, reconnaissaient plus rapidement les mots et se souvenaient mieux des détails d’une histoire que ceux des deux autres groupes. Et les chercheurs de conclure que « pour gagner des atouts protecteurs … vous devriez vous adonner à des jeux, des énigmes ou des exercices mentaux que vous trouvez particulièrement difficiles et pas seulement divertissants ». Jouez au Sudoku !

Tiré de : Mind Games: Do They Work ? [Jeux de l’esprit : est-ce que ça marche ?], The John Hopkins Medical Letter de juillet 2007, pp. 4.5.

* Être en forme, être gros et vivre longtemps
Une nouvelle étude publiée par le journal de l’Association américaine de médecine indique que chez les personnes de 60 et plus, la forme physique importe plus pour la longévité que l’embonpoint. La recherche en question s’est étendue sur une période de 12 ans avec 2'600 adultes âgés de 64 ans en moyenne. Leur masse musculaire, leur tour de taille et le pourcentage de graisse dans l’organisme ont été mesurés régulièrement par les investigateurs. En douze ans, 450 participants sont décédés. La plupart d’entre eux étaient des personnes âgées qui ne pratiquaient que peu d’exercice physique et dont les facteurs de risques étaient plus grands – diabète, hypertension ou taux élevé de cholestérol. Le surpoids ne constituait pas un facteur de décès, il semblait même qu’il ne faisait que peu de différence. Durant la même période, le taux de mortalité des individus pratiquant une activité physique, mesurée sur la base de résultats quotidiens, était inférieure de moitié à celui des personnes déclarées en mauvaise forme. L’exercice physique contribue à la longévité, mais le surpoids en lui-même ne semble pas réduire les années de vie.

Tiré de : For longevity, being thin isn’t as important as being fit [Question longévité, il est plus important d’être en forme que d’être mince]. Philadelphia Inquirer du 10 décembre 2007, C2.

* Enseigner et apprendre à tout âge
Nous avons été impressionnés par le travail réalisé par l’Intergenerational School (TIS) de Cleveland-Est, dans l’Ohio, une des sept écoles du pays qui figure dans l’U.S Department of Education K-8 Charter Schools Guide : Closing the Achievement Gap [Le guide des huit meilleures écoles publié par le Département américain de l’éducation, bureau de l’innovation et du perfectionnement et intitulé « clore le cycle de la réussite »] (3). Cette publication dresse un portrait des sept écoles les plus innovatrices et les plus performantes qui se mettent au service des populations à risque et met en lumière l’enseignement qu’elles prodiguent.

Bien que l’école de Cleveland ait mis la priorité sur l’éducation des jeunes, elle a étendu sa vision de l’éducation, qu’elle considère comme un processus pérenne auquel tous les âges peuvent participer. L’école a ouvert la participation à des citoyens plus âgés, créant ainsi une communauté d’enseignants qui met ses expériences et ses connaissances à disposition des personnes de tous âges et de toute condition, dans le but de leur assurer une éducation au long de leur vie. Les bénévoles remplissent une grande variété de tâches, qui va de la peinture à monter une classe pour intéresser les plus jeunes à la lecture et à la composition. Les élèves et les enseignants retirent beaucoup de cette expérience, non seulement par les sujets traités, mais en termes de connaissances et de relation entre les âges. La leçon que nous donne cette école, c’est que l’on gagne à retourner sur les bancs d’école à tout âge de la vie.
Pour de plus amples informations, tapez : info@TISonline.org

* Repenser la retraite : le Transition Network

Pour de nombreuses personnes, se retirer du monde du travail actif est une véritable gageure. Pour répondre aux interrogations que cette situation entraîne, le Transition Network [Le Réseau de la Transition] aide les femmes à trouver un nouveau mode de vie après l’abandon d’un poste à haute responsabilité. Fondé à New York par ses directrices Christine Millen et Charlotte Frank, il est constitué aujourd’hui de réseaux locaux répartis dans tout le pays. Plus de 3'000 personnes y participent. Le groupe est constitué de nombreuses enseignes locales où les femmes se rencontrent mensuellement pour parler et apprendre de nouvelles activités, s’engager dans des services communautaires et défendre des causes délicates. Pour en savoir plus, tapez : http://www.thetransitionnetwork.org


Tiré de : More than Money : Older Women Find Help in Facing Transitions [Plus que de l’argent : des femmes moins jeunes trouvent de l’aide en se confrontant à la transition], par Janet Mandelstam. Aging Today de novembre-décembre 2007, pp. 1 et 5.

RESSOURCES SUR LA TOILE

* Des conseils pour une plus grande longévité et une vie plus saine sont donnés dans la Berkeley Wellness Letter [Le bulletin du bien-être] de l’Université de Californie. Tapez : http://www.WellnessLetter.com

* La chaîne Smarter Travel offre des réductions de tarif aux voyageurs âgés. Les prix des hôtels et des lieux de vacances de Starwood sont inférieurs à ceux des chaînes d’hôtels qui participent au programme de rabais de voyages pour seniors de l’AARP [American Association of Retired Persons / l’Association américaine des retraités]. Tapez : http://www.smartertravel.com


* Le groupe Starwood compte plus de 850 hôtels répartis dans le monde entier et offre aux retraités des réductions de 50 pour-cent sur les prix publiés. Les membres de l’AARP feront bien de réserver leur séjour 21 jours à l’avance. L’arrivée doit intervenir un jeudi, un vendredi ou un samedi. Leur site Internet : http://www.starwood.com/aarp

* Des retraités travaillent avec des enfants, en classe essentiellement. Pour en savoir plus, tapez : http://www.Experiencecorp.org (4)

Voici une histoire écrite par l’une de ces volontaires et publiée sur ce site :
Je suis entrée tranquillement dans la classe de lecture, ne sachant pas ce qui m’attendait. J’ai compté rapidement – cinq garçons, une fille. L’enseignant m’a demandé de travailler avec Alice, une fille apparemment contrariée, qui s’est mise immédiatement à protester : non, elle n’avait pas besoin d’aide, non, elle ne voulait pas que je m’assoie à côté d’elle et non, elle ne voulait pas lire avec moi. J’ai appris très vite que je ne pouvais pas toucher la main d’Alice ou son épaule sans qu’elle se mette à sursauter et à se renfrogner. J’ai commencé par m’asseoir à côté d’elle, à l’encourager doucement, à rester centrée sur le travail en classe. Elle connaissait une grande partie de l’alphabet, mais elle n’avait jamais fait la relation entre les sons des lettres et les mots. Nous avons procédé par petites touches en commençant par fixer des petits buts à atteindre.

Après quelques semaines, Alice a commencé à me faire suffisamment confiance pour venir s’asseoir avec moi à l’extérieur de la classe. Elle « m’aidait » à lire, à mesure que je pointais sur les mots faciles que je la savais connaître. Bientôt, nous avons pu aller tous les deux à la bibliothèque pour choisir des livres et lire ensemble. Alice a cherché de nouveaux mots à prononcer. Un jour, elle a voulu lire sur le balcon de la bibliothèque. Je trouvais l’idée bonne, mais grimper les escaliers m’était difficile, à cause d’un problème de santé. Je lui ai expliqué qu’il fallait monter doucement. Alice m’a pris alors par la main en m’assurant qu’elle pouvait m’aider et nous avons grimpé les marches, doucement, main dans la main.

Vers la fin de l’année, Alice n’a plus eu besoin de choisir des livres ou de pointer sur les mots. Elle aimait beaucoup lire en épelant chaque mot qu’elle ne connaissait pas encore. Elle amenait même des livres qu’elle voulait que nous lisions ensemble. A la fin de l’année, je n’avais plus besoin qu’Alice me tienne la main pour monter les escaliers, mais je ne le lui ai jamais dit. Nous avons tous besoin d’une main secourable dans notre vie.

Charlene Connors, membre d’Experience Corps, Cleveland

LES LECTEURS NOUS REPONDENT

* De la part de Bella DePaulo : Vous m’avez aidée en mentionnant la sortie de mon livre dans votre bulletin lorsqu’il est paru en version reliée. Il est disponible aujourd’hui en version brochée. Pour rappel : Singled Out : How Singles are Stereotyped, Stigmatized, and Ignored, and Still Live [Isolés : comment les célibataires sont considérés, mis à ban et ignorés, et comment ils finissent par vivre longtemps quand même], par Bella dePaulo, Ph. D., (St-Martin Press, 2006). Mon site : http://www.BellaDePaulo.com

* Brian Guest (http://www.brainguest.com) écrit :

Je lis actuellement l’ouvrage de M. Scott Peck « The Different Drum – The Creation of True Community » [Un son de cloche différent – La création de la véritable communauté»], qui contient un chapitre dans lequel il « tente de jeter un pont entre les concepts qui régissent la création d’une communauté à un niveau personnel et ceux qui la fondent au niveau de la compréhension internationale, interculturelle ». C’est ce que j’essaie de mieux comprendre.

* De Jim McFarland : Votre article sur les bienfaits de la marche (5) m’invite à vous faire part de quelques remarques qui pourront s’avérer utile à quelques-uns de vos lecteurs. Tout d’abord, il est vrai que de nombreux adultes moins jeunes ne trouvent pas la volonté suffisante de se rendre dans le lieu où se pratiquent les exercices. Il est tellement plus confortable et plus simple de se chauffer une tasse de thé, d’allumer la télévision et d’éviter ce qui est bon pour le corps et l’esprit. Des recherches sérieuses et les anecdotes nombreuses qui circulent sur le sujet démontrent néanmoins qu’en créant des groupes d’entraide, des clubs de copains et autres foyers de motivation organisés, on parvient à entraîner les personnes plus âgées à bouger de manière régulière. Il faut dire que si les groupes d’entraide et les clubs féminins fonctionnent très bien – avoir une amie avec qui se promener ou pratiquer la gymnastique est une expérience sociale éminemment gratifiante - chez les hommes, les choses sont différentes et loin d’être aussi positives. Les hommes sont de tempérament plus roublard et ne réagissent pas aussi favorablement que les femmes aux pressions, aux encouragements ou aux clubs de copains. L’encouragement doit être plus personnel pour être efficace. Deuxièmement, le manque de temps est l’excuse la plus fréquente inventée autant par les hommes jeunes que les moins jeunes. N’avons-nous pas entendu souvent dire : « Je ferais bien un peu d’exercice, mais je ne trouve pas le temps » ? La vérité, c’est que nous avons tous le temps. L’obstacle peut être surmonté très facilement en pratiquant un exercice très simple que j’ai appelé « La réalité du temps 24/7 ». Voici comment le pratiquer. Commencez par écrire le mot lundi en haut à gauche d’une feuille de papier. Inscrivez ensuite le chiffre 24 à côté de ce mot. Procédez de même pour tous les jours de la semaine. Revenez ensuite à la liste en débutant au lundi et ajoutez les heures durant lesquelles vous travaillez, mangez, dormez, regardez la télévision ou pratiquez d’autres activités dans la journée. En agissant de même pour tous les jours de la semaine, la plupart des adultes découvrent qu’ils ont de 3 à 6 heures à disposition chaque jour pour exercer une activité physique.

Si vous ne me croyez pas, vous croirez John Robinson, l’auteur de "Time for Life: The Surprising Way Americans Use Their Time" [Du temps pour vivre : les façons surprenantes qu’ont les Américains d’utiliser leur temps libre]. Dans son livre, Robinson démontre que les Américains adultes ont 40 heures par semaine à utiliser de la façon qu’ils préfèrent. Franchement, comment après cela croire encore au manque de temps ?

PETITES ANNONCES ET EVENEMENTS A VENIR

Réservez ces dates :
- du 27 au 30 mars 2008 se tiendra à Washington, DC. le congrès du National Council on Aging [le Conseil national des aînés] et de l’American Society of Aging [la Société américaine des retraités].

- La 61ème rencontre de la Gerontological Society of America [la Société américaine de Gérontologie] intitulée Resilience in Aging : Risks and Opportunities [Résister au vieillissement : risques et opportunités] se tiendra du 21 au 25 novembre 2008 au Gylord National Resort and Convention Center à National Harbor, dans le Maryland.

NOTES DU TRADUCTEUR

(1) Un organisme de formation et d’éducation créé par Kurt Hahn en 1941 au Pays de Galles, qui compte aujourd’hui plus de 47 écoles internationales réparties dans 42 pays.

(2) Le Lifelong Learning Institute est parrainé par la Bernard Osher Foundation, créée en 1977 par Bernard Osher, homme d’affaires et politicien. La fondation soutient l’apprentissage dans les années tardives au travers d’instituts et de programmes d’études médicales répartis dans quatre-vingt dix campus, du Maine à Hawaï (voir également le bulletin n° 45, de juillet-août 2007).
(3) Un guide des huit meilleures écoles américaines sélectionnées selon les principes de la charte de l’éducation créée sous les auspices de l’U.S. Department of Education’s Office of Innovation and Improvement [Département américain de l’éducation, bureau de l’innovation et du perfectionnement] et de Sharon Horn, directrice de projet.
(4) Une organisation de formation primée, qui engage des personnes de plus de 55 ans pour faire face à des défis importants dans la société. Implantée aujourd’hui dans 19 villes du pays, elle compte plus de 2'000 membres âgés qui interviennent dans des écoles primaires pour aider des élèves en difficulté de lecture. L’expérience a démontré que l’Experience Corps permet d’améliorer les performances scolaires, d’augmenter les capacités des écoles et des organisations de jeunesse et d’assurer le bien-être des plus âgés.
(5) Voir le bulletin n°47, de novembre-décembre 2007.

Informations aux lecteurs

- Questions et réponses
Si vous avez des questions ou du matériel à faire partager aux lecteurs du Bulletin,

nous vous prions d’écrire à Mary Gergen sur gv4@psu.edu

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