2008 - Mai / Juin

Mai - Juin 2008
Bulletin d’information n° 50

Prendre de l’âge - une vision positive

http://www.healthandage.com
Mai – Juin 2008

Bulletin d’information
Prendre de l’âge – une vision positive.
Par Kenneth et Mary Gergen.
Pour un dialogue fécond entre la recherche et la pratique.
Parrainé par la Web-based Health Education Foundation [Fondation pour l'Education à la Santé en Réseau] et le Taos Institute.
Traduction : Alain Robiolio
Dans ce numéro:

UNE OFFRE SPECIALE A L’INTENTION DE NOS LECTEURS
Un séminaire intitulé Dialogues that deliver : Generative Practices in Collaboration, Conflict, and Community [Dialogues enrichissants : pratiques génératives de la collaboration, des conflits et des communautés] parrainé par le Taos Institute. Ce séminaire comprend des entretiens et des ateliers avec Ken et Mary Gergen et des thérapeutes, des consultants en entreprises, des enseignants et des praticiens de la santé. Pour de plus amples informations et pour s’inscrire : www.taosinstitute.net Une réduction de 100$ est offerte à nos lecteurs. Votre code d’enregistrement : XuBBVX.

COMMENTAIRE – Dans ma soixante-quinzième année

Jane, une amie de longue date qui habite la Californie, nous a fait parvenir l’essai qu’elle a écrit suite à la requête de son mari Jon, qui enseigne l’évolution de la durée de vie dans un lycée. Il a pensé que ses étudiants seraient intéressés par un avis de première main sur ce que peut être la vie à l’âge de soixante-quinze ans. Nous en publions ici quelques extraits. Comme elle nous le dit dans sa lettre, sa tâche a consisté à répondre à la question : « Comment vieillir avec élégance ? », ou comment me suis-je confrontée à des sujets comme la retraite et la réduction des activités, à la perte d’amis, de membres de la famille et de connaissances, à l’inévitable déclin physique ; comment me suis-je fixée de nouveaux objectifs lorsque les circonstances changeaient ou qu’il fallait lâcher quelque chose ? Et quelle sagesse se cache derrière le « devenir vieux » ou, comme disent certains, « devenir meilleur ».
Jane s’étend sur les problèmes qu’elle a rencontrés en prenant de l’âge. A la réflexion cependant, elle a découvert qu’elle possédait des ressources substantielles pour vivre une vie épanouie. Entre autres choses, elle parle de l’importance de rester  « moi-même au travers des changements (biologiques et sociaux). En fait, je n’ai pas laissé à l’âge le soin de décider de mon identité. Parmi mes ressources, je citerai mon « tempérament égal, mon aptitude à être financièrement pragmatique, à vivre « toujours verte », à être continuellement prévenante et prête à aider mes amis ». Ses deux dernières qualités cadrent bien avec les études que nous avons citées dans les éditions passées de ce bulletin, à savoir l’importance des relations suivies pour le bien-être personnel.
Jane nous parle également de ce qui l’aide à se confronter aux défis de l’âge, en insistant en particulier sur :

-Surveiller son alimentation : être physiquement active est plus important que de prendre du poids
-Porter une grande attention à la concentration, au goût esthétique et travailler sa mémoire
-Se fixer de nouvelles taches : la formation continue, l’aquarelle, la mise sur pied d’un groupe de lecture et de poterie, les cours sur ordinateur
-Participer à des services publics d’entraide où enseigner la lecture et s’occuper de vente de charité
-Se maintenir en forme pour conserver sa vitalité, faire partie d’un club de mise en forme, pratiquer le yoga et le Pilates, s’occuper de sa maison et de son jardin, prendre des décisions
-Repasser sa vie en revue : autoréflexion, groupes d’écriture, opérer des changements, gagner en perspectives et en sagesse

Merci Jane, de nous faire partager vos réflexions
Mary et Ken Gergen

RECHERCHE – La douceur émotionnelle de l’âge

Dans une édition passée de ce bulletin(1), nous avons parlé des changements émotionnels au cours de la vie et des nombreuses recherches récentes qui révèlent que la vie émotionnelle se stabilise avec l’âge et qu’avec soulagement, nous pouvons nous distancer des chocs émotionnels des années passées. La présente recherche poursuit sur cette voie. Au cours de cette étude, les chercheurs ont lu des scénarios hypothétiques porteurs d’émotions à des participants âgés de 18 à 85 ans. Ils leur ont demandé de décrire comment ils se sentiraient dans la situation décrite et comment ceux qui font partie du scénario la vivraient. Il leur était demandé, par exemple : « Comment vous sentiriez-vous si quelqu’un qui vous a critiqué par le passé vous fait un compliment ? Comment se sentirait la personne en question ? Comparées aux réponses des personnes plus jeunes, celles données par les personnes plus âgées (soit plus de 59 ans) se sont révélées souvent plus positives et moins chargées en émotions négatives. Les plus âgées se disaient généralement plus heureuses ou reconnaissantes d’avoir reçu un compliment au lieu de se sentir fâchées ou insultées par l’autre. En fait, les personnes plus âgées semblaient  plus attentives aux côtés positifs. Il a été noté avec un certain intérêt que les réponses émotionnelles des adultes plus âgés étaient plus nuancées. Elles étaient plus ambivalentes que celles des plus jeunes dans le sens où elles mélangeaient émotions négatives et positives. Dans le groupe des plus jeunes, les  réponses étaient généralement porteuses de multiples émotions négatives. Ainsi, par exemple, une personne âgée dirait plus facilement que la rencontre avec un ancien amant, quarante ans après, serait « aigre-douce » au lieu de la qualifier de décevante et triste.

Les chercheurs en ont conclu que les réactions positives du groupe des plus âgés peuvent contribuer à leur assurer de meilleures relations. Lorsqu’elles se reportent sur les relations, les résultats peuvent se révéler bénéfiques. Il est bien sûr possible que ce virage vers le positif débouche sur une certaine vulnérabilité dans des situations où d’autres tenteraient d’en tirer profit.

Tiré de : Age differences in descriptions of emotional experiences in oneself and others [Descriptions d’expériences émotionnelles personnelles et chez autrui et différences d’âge], par Corinna E. Lockenhoff, Paul T. Costa et Richard D. Lane, Journal of Gerontology, Psychological Sciences, 2008, 63 B, pp. 192-199.

RECHERCHE – Dans quelle mesure le bénévolat vous convient-il?

Les recherches insistent souvent sur les effets positifs du bénévolat sur la santé et le bien-être des personnes âgées. Dans cette étude-ci, une question intéressante a été posée : « Existe-t-il un plafond aux effets positifs du bénévolat ? Celui-ci pourrait-il se révéler contreproductif au bien-être ? Les 2'500 participants à cette étude, des Australiens âgés de 60 à 64 ans, ont donné leur avis sur la question et ont également fourni d’autres informations corollaires sur leur bien-être, leur indice de santé, leur statut social et civil, leur formation. Après avoir pris en compte divers facteurs d’ordre démographique, les chercheurs ont conclu qu’un bénévolat raisonnable ne peut être que bénéfique. Les personnes interrogées assumaient des tâches bénévoles durant 100 heures par année en moyenne, mais celles qui assumaient 800 heures de bénévolat vivaient avec un plus grand bien-être. Rien ne dit par ailleurs qu’un bénévolat intense pour une bonne cause ne comble le vide laissé par la disparition d’un conjoint. Si la satisfaction émanait des deux sexes, le type d’activité semblait suivre des règles stéréotypées : les femmes s’engageaient dans des activités d’aide, les hommes dans des activités de cadres.

Les chercheurs s’insurgent contre la politique gouvernementale qui veut se retirer de l’aide sanitaire en affirmant que la population âgée trouvera un moyen de se tirer d’affaire. Cela  s’opérera au détriment des personnes dans le besoin et de ceux qui leur apportent une aide : « La politique sociale servirait la cause du bénévolat si elle visait l’équilibre entre un volontariat des personnes âgées mesuré et sans effets pervers sur les individus, et une aide financière suffisante à ce secteur » (p. 69).

Tiré de : Volunteering and Psychological Well-Being Among Young-Old Adults: How much is Too Much ? [Bénévolat et bien-être psychologique chez les adultes jeunes et âgés : où se situe la limite ?], par Timothy D. Windsor, Kaarin J. Anstey et Brian Rogers. The Geontologist, 2008, pp. 59-70

RECHERCHE – Quelle durée de vie voulez-vous ?

Nous pensons souvent que les personnes voudraient vivre « éternellement ». La médecine s’attache de diverses façons à faire durer la vie aussi longtemps que possible. Ce n’est que récemment que les chercheurs ont commencé à demander aux personnes de parler de leurs désirs de longévité. Dans l’étude en question, il a été demandé par téléphone à 1'200 adultes allemands de tous âges d’indiquer jusqu’à quel âge ils entendaient vivre. La réponse la plus fréquente était 85 ans, quel que soit l’âge du correspondant. L’intérêt général pour une étude scientifique du vieillissement variait sensiblement. Pour les intéressés, les découvertes scientifiques sur la longévité influençaient la réponse à la question sur la longévité personnelle. Dans une seconde étude, conduite à l’aide d’entrevues personnelles conduites sur ordinateur, il a été demandé à des personnes d’évaluer l’intérêt qu’elles portaient aux découvertes scientifiques sur la longévité. Il n’est pas surprenant que celles qui étaient intéressés à ces connaissances soient celles qui voulaient vivre plus longtemps. De nombreux participants ont exprimé leur grand désir de décider de « l’heure et du lieu » de leur disparition. 75% des hommes et 80% des femmes ont avoué vouloir décider quand et comment mourir. Cette volonté n’avait rien à voir avec leur âge Malheureusement, Paul B. Baltes, l’instigateur de ce projet et chercheur de pointe dans le domaine de la gérontologie, est décédé le 7 novembre 2006.

Tiré de : Desired Lifetime and End-of-Life Desires Across Adulthood from 20 to 90: A Dual-Information Model [Durée de vie et fin de vie désirées au travers de la vie adulte, de 20 à 90 ans : un modèle-source d’informations duelles], par Frieder R. Lang, Paul B. Baltes et Gert G. Wagner. Journal of Gerontology, Psychological Sciences, 2007, 62B, pp. 268-276.

REVUE DE PRESSE

*La recherche neurologique le prouve : vieillesse rime avec sagesse

Vous ne vous souvenez plus du nom de votre voisin de palier ? Vous avez oublié l’anniversaire de votre frère ? Vous avez un « coup de vieux » ? De nombreuses personnes craignent que leur cerveau devienne moins performant avec l’âge. Mais dans une certaine mesure, l’affirmation que le cerveau âgé décline est aussi en passe d’être remis en question. Des études relatées dans le Progress in Brain Research(2) démontrent qu’il en va tout autrement. Pour la plupart des personnes âgées, l’attention aux événements de la vie quotidienne se fait plus large avec le temps. Il devient ainsi plus difficile de se souvenir de petits détails, comme un nom ou un numéro de téléphone. Le cerveau plus âgé  doit traiter un nombre plus important d’informations, ce qui rend la sélection difficile (les personnes de 60 ans n’ont-elles pas vu plus de personnes que celles de 20 ans ?). Parce que les plus âgés retiennent plus d’informations, ils résolvent mieux les problèmes que les plus jeunes. Ils ont une plus grande capacité que ces derniers à transférer les connaissances acquises d’une situation à une autre. Ces tendances peuvent s’avérer intéressantes dans des situations de la vie où il n’est pas aisé de savoir quelles informations sont les plus utiles lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes ou de les éviter. Certains scientifiques vont jusqu’à dire qu’une capacité réduite de filtrer les  informations « utiles » peut également contribuer à la pensée créative. De nombreuses études en psychologie posent que les plus âgés sont « plus sages » que leurs cadets. Comme le dit Jacqui Smith, professeure à l’Université du Michigan, « si les plus âgés savaient tirer parti de leur attention élargie, ils posséderaient un grand potentiel  d’informations sur une situation et pourraient les combiner à leur avantage avec leur réserve de connaissances générales ».

Tiré de : Getting Older Indeed Bring Wisdom [On devient vraiment plus sage avec l’âge], par Sara Reistad-Long. International Herald Tribune de mai 2008, p. 11.

*50 pépites de chocolat : un nouvel aliment pour la santé

 Pourquoi manger 50 pépites de chocolat par jour ? Selon une recherche récente, le chocolat noir est l’aliment qui fournit le plus d’antioxydants au corps. Ces derniers absorbent les molécules qui endommagent les cellules. Grâce à lui, la pression se réduit, le taux de sucre diminue, activant ainsi les enzymes qui éliminent les agents cancérigènes, le risque de formation de caillots sanguins diminue. Il maintient le cholestérol à un niveau acceptable et active les fonctions cognitives en permettant une meilleure irrigation du cerveau.
D’autres choix pour activer les antioxydants : les noix de pecan et un verre de vin. Santé !

Tiré du Bulletin de l’AARP [Association Américaine des Retraités] d’avril 2008, p. 39.

*Et encore une tasse de café

Une étude conduite sur plus de 45'000 hommes sur une période de 12 ans a démontré que ceux qui buvaient quatre à cinq tasses de café par jour avaient 40% de moins de risque de goutte que ceux qui n’en buvaient aucune. Le café réduit la quantité d’acide urique dans le sang. La goutte est causée par l’accumulation de cristaux autour des articulations.
 
Tiré de : The International Herald Tribune du 31 mai 2007, p. 9.

*Quelques mots de « Warren le Sage »

 Warren Buffett est un des investisseurs les plus riches et les plus avisés au monde et il continue de surprendre le monde de la finance avec sa perspicacité et sa façon conservative de mener ses affaires. En 1977, il avait investi depuis plus de 50 ans déjà dans des entreprises et il se porte toujours à merveille. Cette année, 31'000 personnes venues de 50 pays se sont rencontrées à Omaha, dans le Nebraska, pour participer à une réunion d’entreprise, à la fois un partage informel et un festival pour les fidèles. En parlant de la confusion qui règne aujourd’hui sur les marchés, il a su trouver les mots pour calmer ses troupes. Sa façon d’investir consiste à trouver des sociétés fiables et à les surveiller attentivement. Sa loyauté  a permis de réaliser des bénéfices pour sa société en dépit des hauts et des bas du marché. Pour Buffett, la valeur d’une entreprise réside dans ce qu’elle accomplit et non dans ce qu’en dit la Bourse.

Tiré de : Time Magazine du 19 mai 2008, p. 6.

*Ce qui peut aider en cas d’attaque cardiaque

Il est devenu beaucoup plus simple d’aider une personne victime d’une attaque cardiaque. Aucune formation spéciale ou pratique du bouche à bouche n’est nécessaire. La nouvelle méthode dite « Hands-Only CPR » (3) a été publiée en mars par l’American Heart Association(4). Elle stipule qu’en cas d’urgence, il faut d’abord appeler le 911 et appliquer la méthode jusqu’à l’arrivée des secours. En appuyant fort et vite sur le centre du torse de la victime à la vitesse d’environ 100 poussées à la minute (soit environ deux poussées par seconde) de façon à abaisser le torse de 5 cm, il est possible de palier à l’attaque. Selon l’American Heart Association, cette nouvelle technique peut doubler les chances de survie des victimes. Pour plus d’informations, tapez : www.americanheart.org/handsonlycpr

Tirée du bulletin de l’AARP de mai 2008, p. 20.

*La personne vivante la plus âgée

Le Guinness Book des Records de la personne la plus âgée est allé à Edna Parker. Née en 1893, Edna vit à Shelbyville, dans l’Indiana. Sa vie n’a pas toujours été facile, même si son petit-fils déclare : « Elle n’a jamais été soucieuse ». Après le décès de son mari en 1938, elle a vécu seule dans leur ferme jusqu’à l’âge de cent ans, avant de s’en aller vivre chez son fils Clifford. Quelques mois plus tard, en hiver, au retour d’une rencontre sportive du lycée, son fils et son épouse l’ont retrouvée près du verger, gelée et raide comme une planche. Son fils l’a portée à la maison pour la réchauffer et a pu ainsi la sauver. Seuls, quelques bouts de doigts gelés lui sont restés de cette aventure. Elle vit aujourd’hui au DuPage Convalescent Center, dans la région de Chicago, entourée des photographies de ses cinq petits-enfants, de ses 13 petits-petits enfants et de ses 13 petits-petits-petits enfants. Elle a survécu à ses deux fils.
Edna avait deux sœurs qui ont vécu jusqu’à un âge avancé, ce qui est typique dans les familles où les personnes vivent très longtemps. Les chercheurs pensent que le grand âge est dû à des variations génétiques et des facteurs environnementaux. Une recherche conduite sur 1'500 centenaires démontre que ces personnes n’ont pas été victimes d’attaque cardiaque et ne  s’attardent pas sur des événements stressants. 75 personnes de cet âge sont en vie aujourd’hui ; 64 d’entre elles sont des femmes, âgées de 110 ans et plus.

Tiré de : Oldest Person has much to Share [Une personnes très âgée a beaucoup à partager] par Rick Callahan, Philadelphia Inquirer du 21 avril 2008.

LIVRES ET AUTRES RESSOURCES

Encore : Finding Work that Matters in the Second Half of Life [Bis : trouver un travail qui compte dans la seconde moitié de sa vie], par Marc Freedman, New York: Perseus (2007).

Comme en musique, le bis invite les musiciens à continuer à jouer parce que le public veut encore l’entendre. Il en va de même dans la vie à la fin de l’emploi régulier. La vie n’en continue pas moins et les histoires contenues dans ce livre de Fred Freedman montrent ce que certaines personnes ont fait après avoir arrêté de travailler 8 jours sur 5. Certaines ont continué de gagner des sommes considérables, mais font un travail qui compte pour elles. Si leurs activités sont rémunératrices et si elles travaillent dans le sens de leurs objectifs à long terme, elles s’efforcent de faire du monde un endroit meilleur à vivre. Parmi les exemples, il y a celui de cette ménagère devenue pasteur et de cette fonctionnaire peu assidue devenue une infirmière de premier ordre. Le livre contient également des adresses de sites Internet et autres ressources pour ceux qui débutent cette période de « couronnement de la vie ». Pour plus d’informations, tapez : www.geron.org
Positives Altern – Neue Perspektiven für Beratung und Therapie älterer Menschen [Nouvelles perspectives pour l’assistance et la thérapie des personnes âgées], par Thomas Friedrich-Hett (éditeur), Transcript Verlag : Bielefeld, 2007.

 Ce livre nous est parvenu récemment d’Allemagne afin de le faire connaître à des lecteurs d’autres pays. Voici la réponse d’un lecteur à Thomas Friedrich-Hett : « Enfin un livre qui s’attèle au problème des conseils aux aînés ! » Le livre dit notamment : «  Avec le bulletin Prendre de l’âge – une vision positive, de Mary et Ken Gergen comme référence, ce livre invite à une déconstruction soignée des stéréotypes traditionnels sur le vieillissement. Basé sur une approche postmoderne, ce livre parle des problèmes des personnes âgées et des moyens de thérapie et montrent de nombreux exemples de leurs applications. L’ouvrage traite de sujets comme les méthodes de thérapie expérimentales avec les personnes âgées, la consultation des couples âgés, des homosexuels âgés, aide aux personnes retraitées, les groupes d’écriture et les perspectives de la théologie féministe pour le bien-être spirituel. En tant qu’éditeurs de ce bulletin, nous nous réjouissons déjà de voir ce livre traduit en de nombreuses langues. Le critique cinématographique au Philadelphia Inquirer, Steven Rea, parle d’un film récent intitulé Young@Heart [Jeunes de cœur]. Ce remarquable film indépendant, montré dans de nombreux festivals de cinéma et autres salles raconte l’histoire du chœur Young@Heart, un groupe de seniors qui chante des chansons populaires comme les chansons de The Clash(5) et de Talking Heads(6). Le film suit le chœur et son directeur lors de la préparation d’un concert à Northampton, dans le Massachussetts, leur lieu de résidence. Le réalisateur, Stephen Walker, s’oppose à la description qui en fait de « mignons et charmants vieillards » : « Les gosses de 7 ans sont mignons, les chatons sont mignons mais ces gens ne sont pas mignons. Ils ont une grande expérience … Ils ont fait des choix importants au cours de leur vie » … « Ils possèdent des voix fortes, que je ne m’attendais pas à trouver. Et j’ai été comblé d’entendre les paroles de ces chansons prendre un sens nouveau à mesure que ces gars les interprétaient … La chanson « Should I stay or Should I go » des Clash est devenu une ode à la vie et à la mort, le « Road to Nowhere » s’est mis à parler de moralité, celui de Ramones « I Want to be Sedated » s’est transformé en une chanson acerbe, ironique sur les soins aux aînés … tous les stéréotypes que j’avais en tête ont volé en éclats

LES LECTEURS NOUS REPONDENT

*David Lawson nous écrit du Royaume-Uni:

J’ai pensé que vos lecteurs pourraient être intéressés par cet article paru dans l’Observer de ce jour : Vous nous dites vieux ? Nous ne nous sommes jamais sentis aussi jeunes.
http://www.guardian.co.uk/society/2008/jun/29/therollingstones

*Laurie Schur, de Schur Shot Productions nous écrit :

Je crée actuellement un documentaire sur des femmes extraordinaires âgées de plus de 80 ans, intitulé The Beauty of Aging [Vieillir en beauté]. Toutes ces personnes sont des modèles de vieillissement heureux. Le film n’est pas terminé, mais nous avons crée une version courte de 35 minutes sur deux femmes – Shirley et Lavada – et nous l’avons appelé Greedy for Life [Avides de vivre]. Nous l’avons présenté au Congrès Aging in America [Vieillir en Amérique] qui s’est tenu récemment dans le District de Columbia. Pour en savoir plus sur ce projet, tapez : www.beautyofaging.com

INVITATION A TOUS

Des lecteurs nous demandent s’ils sont autorisés à reproduire et à faire circuler les articles publiés dans ce bulletin. Nous sommes très heureux de toute initiative qui peut viser à le faire mieux connaître.
Vous pouvez utiliser tout ou partie de ce que vous y trouvez, sachant que vous saurez citer la source de ces informations.

PETITES ANNONCES ET EVENEMENTS A VENIR

La 61ème rencontre de la Gerontological Society of America [la Société américaine de Gérontologie] intitulée Resilience in Aging : Risks and Opportunities [Résister au vieillissement : risques et opportunités] se tiendra du 21 au 25 novembre 2008 au Gylord National Resort and Convention Center à National Harbor, dans le Maryland.

www.roadscholar.org

Road Scholar propose des voyages éducatifs pour les Baby Boomers du monde entier. La découverte des lieux s’opère par le vécu, et avec des experts locaux et par des activités adaptées. Les programmes font la part belle aux activités planifiées et aux temps libres. Citons entre autres l’observation des baleines à Baja en Californie et les promenades dans les campagnes de Suisse, qui ont été créées spécialement pour les dames. Road Scholar est un département de Elderhostel(7).

NOTES DU TRADUCTEUR

  1. Voir le bulletin n° 44 de mai-juin 2007
  2. Une série américaine de publications consacrées aux dernières découvertes en neurologie.
  3. En anglais : Cardiopulmonary resuscitation, la réanimation cardiorespiratoire.
  4. L’Association américaine de cardiologie.
  5. Un groupe de rockers punk anglais.
  6. Un autre groupe célèbre de rockers anglais et écossais.
  7. Voir le bulletin n° 40, de septembre-octobre 2006

INFORMATIONS AUX LECTEURS

-Pour souscrire à ce bulletin, allez à la page de souscription du site HealthandAge.com sous http://healthandage.com/Home/gm=22 ou si vous préférez, écrivez à Mary Gergen gv4@psu.edu

-Questions et réponses :Si vous avez des questions ou du matériel à faire partager aux lecteurs du Bulletin, nous vous prions d’écrire à Mary Gergen sur gv4@psu.edu

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