Mai-Juin 2009

Mai-Juin 2009

Prendre De L’Age - Une Vision Positive

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Numéro 56 - Mai-Juin 2009

Bulletin d’information -
Prendre de l’âge,
par Kenneth et Mary Gergen ,
pour un dialogue fécond entre la recherche et la pratique.
Parrainé par la Web-based Health Education Foundation [Fondation pour l'Education à la Santé en Réseau] et le Taos Institute.

«LE MEILLEUR DES NOUVEAUX REGARDS SUR L’AGE »
WALL STREET JOURNAL
Traduction : Alain Robiolio

Dans ce numéro

COMMENTAIRE – Dire « Non » à l’âge

Nous avons souvent souligné dans ces lignes que notre façon de vieillir dépend de notre vie sociale. Comme l’affirme Ellen Langer, une psychologue de Harvard, dans son nouveau livre Counterclockwise (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre), nous sommes tous des victimes potentielles de stéréotypes négatifs qui courent sur l’âge et la santé. Nous les acceptons trop souvent sans savoir qu’ils façonnent nos conceptions et notre comportement. Voyons sa première recherche. Elle a réuni dans un vieil hôtel de Nouvelle-Angleterre un groupe d’hommes âgés de plus de soixante-dix et quatre-vingt ans. Elle a créé une surprenante mise en scène : comme dans une pièce de théâtre, les propriétaires leur ont fait croire qu’ils avaient fait un bond de vingt ans en arrière et qu’ils étaient âgés de cinquante ou soixante ans. Il leur a été demandé d’oublier le passé et de faire comme s’ils avaient remonté le temps. Langer a été surprise par ce qu’elle a découvert : Après une semaine - et en comparaison avec des études faites sur des personnes du même âge - ces hommes démontraient une plus grande flexibilité articulaire, une dextérité plus forte et une baisse d’arthrose dans les mains

Leurs capacités mentales avaient progressé considérablement, leur démarche et leur posture avaient gagné en assurance. Les non-participants qui ont vu les photographies de ces hommes prises à l’hôtel ont déclaré qu’ils paraissaient beaucoup plus jeunes que leur âge. D’une certaine façon, ils avaient rajeuni.
Dans une étude, Langer a cherché à connaître les effets de l’habillement sur l’âge. Elle a cherché les différences qui existaient entre les personnes qui revêtent un uniforme de travail et les autres. Elle pensait que l’uniforme cache l’âge, évite de se poser des questions sur l’âge du porteur et sur soi-même. Elle a découvert que les personnes en uniforme étaient moins souvent absentes de leur travail pour cause de maladie ou d’accident, allaient moins souvent chez le médecin, étaient moins souvent hospitalisées et souffraient moins de maladies chroniques.

En dépit de ces résultats, nous n’allons évidemment pas ressortir nos vieilles minijupes et nos vieux pantalons en patte d’éléphant. Cette étude met cependant le doigt sur l’influence qu’exercent le contexte et l’apparence sur notre façon de vivre. Plutôt que passer notre temps à nous habiller comme toute « vieille personne » selon les stéréotypes admis, nous pourrions passer notre temps à nous habiller avec ce qui nous sied le mieux et oublier cet atroce besoin de nous conformer. Comme nous l’avons souvent dit, être vieux (ou jeune) dépend de notre façon d’agir.
            Mary et Kenneth Gergen

Lire : Langer, Ellen (2009) Counterclockwise: Mindful health and the power of possibility (Dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : le souci de sa santé et le pouvoir des possibles). New York : Ballentine.

RECHERCHE – Eviter la dépression par l’activité

C’est un phénomène bien connu que le risque de dépression augmente avec l’âge. On constate cependant que les psychiatres ont de plus en plus tendance à prescrire des médicaments pour la « guérir ». Dans le même temps, d’autres professionnels soucieux de l’avenir recherchent des moyens de combattre la dépression sans l’aide de produits pharmaceutiques. La présente étude vient corroborer leurs efforts.

On a d’abord cherché à clarifier le lien qui se tisse entre l’activité sociale et la dépression au cours du temps. Plus de cinq mille personnes adultes âgées de soixante-dix ans et plus ont été analysées dans l’ensemble du pays. Les mêmes personnes ont été évaluées à trois reprises entre 1994 et 2000. L’étude visait principalement à savoir s’il existait une relation entre l’activité et la dépression. Il a été découvert que certaines activités spécifiques réduisent sensiblement la tendance à la dépression. Parmi elles citons la participation à des activités religieuses, l’exercice physique, le sport, le cinéma et les repas à l’extérieur. Les conversations au téléphone avec la famille et les amis s’avèrent également importantes. En effet, cette activité communicative s’observe surtout chez les personnes les moins dépressives. Pour les femmes, les liens sociaux sont un antidote majeur contre la dépression.

Comme l’ont démontré d’autres études citées dans ce bulletin, le bénévolat a également des effets positifs. Dans une étude analogue, un tiers des bénévoles ont dit se sentir beaucoup mieux depuis qu’ils s’adonnaient à cette activité et les deux tiers  ont déclaré que le bénévolat avait également eu des effets positifs sur leur famille. Le travail bénévole le plus apprécié était celui qui demandait de s’engager, qui requérait une formation et un soutien constant et rapportait quelque argent. (Morrow, Hong & Tang, 2009).

Lors d’un sondage au niveau national, les participants qui avouaient se sentir « suffisamment actifs »  étaient également moins déprimés. Cette découverte suggère que la perception de ce qui est« supportable » est aussi importante que le genre ou la quantité d’activités. Les personnes peuvent tirer un grand bénéfice si leur taux d’activité leur convient. L’étude corrobore le fait qu’entreprendre un travail rémunéré (et spécialement pour ceux qui doivent assurer un minimum vital) élève sensiblement le taux de dépression.

En résumé, « Cette recherche apporte un soutien à tous les professionnels qui consacrent leur temps et leurs ressources à encourager les personnes plus âgées à participer à de multiples activités. Elles protègent ainsi leur bien-être et les empêchent de tomber en dépression ». (p. 9).
Tiré de : « Structural relationships between social activities and longitudinal trajectories of depression among older adults » [Relations structurelles entre l’activité sociale et l’itinéraire de la dépression chez les personnes plus âgées], par Song-Lee-Hong, Leslie Hasche. & Sharon Bowland, The Gerontologist n° 49, 2009, pp. 91-102.

RECHERCHE – Soulagement par le comique : humour et stress chez les retraités

Pour la plupart des gens, la retraite est une transition stressante. La façon d’y répondre peut s’avérer physiquement et mentalement cruciale pour le bien-être. Comme l’indique cette recherche, l’humour peut être un moyen efficace pour l’aborder. Cent trente-huit personnes ont rempli un questionnaire sur toutes les formes possibles de l’humour revigorant et agressif. Ils ont également répondu à un sondage sur le stress de la retraite et les frustrations de la vie quotidienne. Les résultats tendent à prouver que l’usage d’un humour revigorant (par exemple : «  J’ai l’intention de vivre éternellement. Jusqu’ici, tout va bien) réduisait la frustration quotidienne et le stress. Ses effets étaient les plus visibles lorsqu’il s’agissait de faire la queue, de résister au bruit de voisins bruyants et d’être coincé dans le trafic. L’humour semblait moins efficace lorsqu’il s’agissait de lutter contre un stress constant, les problèmes de santé ou de faire face à des ennuis financiers. L’humour agressif (par exemple : « La stupidité n’est pas un handicap. Allez parquer ailleurs ») pouvait réduire le stress quotidien mais dans une moindre mesure que l’humour revigorant. Les différences entre sexes ont également été examinées. Contrairement aux hommes, l’humour agressif n’aide pas les femmes à réduire leur stress. Ces recherches démontrent que l’humour revigorant est le meilleur médicament antistress pour les retraités. Il est bien possible que les personnes qui sont moins stressées aient tendance à user d’un humour plus positif. Cette question reste à traiter lors d’une nouvelle recherche.

Tiré de : Freeman, G. P. & Ventis, W. L. (juillet 2008). Humour styles and retirement : The impact of humor on retirement stress and life hassles [Genres d’humour et retraite : L’effet de l’humour sur le stress de la retraite et les ennuis de la vie]. Causerie présenté au 20ème Symposium annuel de la société pour l’étude de l’humour, Alcala de Henares, Espagne.

RECHERCHE – Rire pour être en bonne santé

La prochaine fois que vous rirez, riez vraiment – que ce soit « un rire du ventre » - et félicitez-vous ensuite d’avoir amélioré votre santé. Rire est non seulement drôle mais comme l’indique la recherche précédente, c’est une bonne façon de réduire le stress. D’autres disent que le rire améliore le système immunitaire. Il détend, nous met de bonne humeur et chasse l’anxiété. Aristote le tenait pour « un exercice physique précieux pour la santé ». En termes physiologiques, le rire modifie les fonctions vasculaires et respiratoires. Il peut aller jusqu’à réduire la concentration d’hydrocortisone, une hormone qui  liée au stress.

Le sens de l’humour que beaucoup considèrent comme une capacité apprise, permet de se distancer des situations difficiles et diminue les débordements émotionnels. Je (Mary Gergen) me souviens que lorsque ma  mère était sur le point de décéder à l’hôpital, j’ai décidé de ramener son manteau d’hiver avec moi à Philadelphie. Ma sœur m’a conduite à l’aéroport ; au moment d’entrer dans la voiture, je lui ai dit : « Si maman se remet, elle va se demander qui lui a volé son manteau » et nous avons éclaté de rire. L’humour nous a aidées à apaiser notre peine en ce moment difficile. Le rire peut également nous garder de la déception et nous soulager de la douleur physique. La recherche démontre que les patients qui regardent des films drôles ont moins besoin d’antidouleurs après une opération que ceux qui n’en regardent pas. Et nous connaissons tous l’histoire de Norman Cousins, qui était persuadé qu’il avait réussi à guérir son cancer en regardant des dessins animés.

Être gai et de bonne humeur peut également nous attirer des amis. Une façon de communiquer enjouée facilite les liens sociaux, ce qui s’avère utile lorsque les circonstances s’aggravent. La recherche indique que les hommes comme les femmes apprécient le sens de l’humour de leur partenaire. Une étude a démontré que la durée du rire d’une femme durant une conversation avec un homme est liée à l’intérêt que celui-ci lui porte et à l’attrait qu’elle exerce sur lui.

Que ceux ou celles qui ne se sentent pas particulièrement drôles ou gais en conversation ne se désolent pas. Selon Paul McGhee, psychologue et président de Laughter Remedy (1), un institut situé à Wilmington dans le Delaware, l’humour s’apprend. Trouver la vie quotidienne amusante, apprendre à rire de soi-même, voir les côtés drôles et gais de la vie et développer l’humour spontané qui vous est propre figurent parmi les tâches qu’il recommande. L’humour peut également être un antidote à la dépression et à l’anxiété. Le psychiatre Marc Walter, de l’Université de Bâle, en Suisse, a rapporté que dix patients dépressifs qui s’entraînaient à rire en complément à leur traitement médical étaient plus satisfaits de leur vie que les autres patients médicalisés. Ce groupe expérimental s’ouvrait plus facilement aux autres et se montrait plus animé dans la vie courante après sa thérapie. Selon le philosophe Emmanuel Kant, le rire est une des trois façons de contrebalancer les ennuis de l’existence. Les deux autres sont l’espoir et le sommeil.

Tiré de : Laughing Matters [Affaires de rire], par Steve Ayan, Scientific American Mind d’avril/mai 2009, pp. 24-31.

REVUE DE PRESSE

Des habitants âgés s’unissent

Les enfants d’Alice Randall sont élevés et hors de la coquille. A soixante-neuf ans, elle continue de travailler à temps partiel. Mais elle regrette le temps où ses enfants fréquentaient l’école à Edina et le sentiment « d’appartenance » qu’elle ressentait alors. Elle s’est dit : « A cette période de ma vie, je suis trop âgée pour refaire ce que j’ai fait et je dois poursuivre mon chemin ». Elle a ajouté : « Mais je ne veux pas que les gens fassent quelque chose pour moi. Je veux être active. Je veux encore donner ».

Alice Randall compte parmi le vingt pour-cent des personnes âgées d’au moins soixante-cinq ans qui habitent la banlieue d’Edina, une des communautés les plus âgées des Twin Cities (2) La ville a lancé une discussion publique sur les côtés positifs et productifs de l’âge. Ses responsables travaillent en collaboration avec un consultant, Richard Leider, dont la société de coaching et de formation de cadres est située à Edina. Leider et le maire Jim Hovland espèrent que ces conversations communautaires – qui entament leur troisième édition ce mois-ci – contribueront à la création d’un « centre du vieillissement positif ».

« La véritable raison est d’inciter les citoyens d’expérience à rester des apprenants » dit Leider. En les rapprochant les uns des autres, Edina pourra mieux répondre au défi que lui pose sa population âgée. « La communauté est bien plus qu’un lieu. C’est un état d’esprit, une vision partagée, des destins communs. Ce n’est pas seulement là où nous habitons, mais ce que nous y faisons avec les autres durant notre vie » ajoute-t-il encore.

Il faut savoir qu’Edina est l’un des territoires les plus peuplés de la métropole, qu’elle compte de nombreux seniors actifs et offre une quantité de formations d’adultes et de programmes de bénévolat. Mais elle bénéficie également d’une grande tradition d’indépendance. Les habitants s’occupent eux-mêmes du ramassage de leurs déchets. Les propriétaire paient eux-mêmes les travaux de réparation et d’entretien de la portion de route située devant leur maison. L’initiative est née de Jim Hovland lui-même. Il fait la différence entre habiter dans une ville et appartenir à une communauté. « Je rencontre beaucoup de gens âgés qui me disent que chacun doit avoir une raison de se lever le matin » dit Hovland « J’ai le sentiment que la plupart vivent pour cette raison. Mais j’ai pensé aussi : que faisons-nous pour les citoyens parvenus à la deuxième moitié de leur vie ? »

« Ce qui se réalise à Edina pourrait servir de modèle à d’autres villes », ajoute-t-il. « Prendre de l’âge de manière positive est un mouvement qui ne connaît pas les frontières. C’est un problème social mondial ... De plus en plus de gens s’inquiètent de savoir ce qui fait d’une communauté une communauté. Dans un lieu comme Edina, vous avez beaucoup de gens (qui sont) très isolés ». L’automne dernier, le discours de Leider à Edina sur ce qu’il appelle « l’initiative de la communauté adulte » était sensé réunir cinquante intéressés. Ce sont finalement plus de deux cents personnes qui y ont assisté. Leider s’appuie sur une étude réalisée récemment par le Metlife Mature Market Institute qui a interrogé mille et une personnes âgées de quarante-cinq à soixante-quinze ans sur leur définition d’une « vie agréable ». Le sondage a révélé que celles qui disaient avoir une vie remplie étaient plus enclines à dire qu’elles étaient heureuses et satisfaites. Les personnes plus âgées insistaient moins sur l’accumulation des biens que les plus jeunes et avouaient que pour elles, les activités « qui ont un sens », comme passer du temps en famille ou s’adonner à des passe-temps personnels par exemple avaient plus d’importance. « A tout âge, le sens est un atout plus fort que l’argent pour ceux qui veulent une vie remplie », dit Leider.

Tiré de : « Aging residents Strive to Connect in Retirement » [Des citoyens âgés veulent fraterniser à l’âge de la retraite], par Mary Jane Smetanka, un article publié dans la Minnesota Star & Tribune qui nous a été envoyé par Richard Leider. Merci Richard !

Jouer au bridge : enchérir pour rester lucide

Depuis 1981, des chercheurs de la Southern California University (3) étudient l’état de santé et l’acuité mentale des personnes âgées. L’étude couvre un ensemble de quatorze mille personnes âgées de plus de soixante-cinq ans, dont plus de mille ont passé quatre-vingt-dix ans. Les résultats de leurs recherches tendent à suggérer que « les gens qui passent la majorité de leurs journées, soit environ trois heures et plus à des activités mentales comme les jeux de cartes sont moins susceptibles de développer de la démence ». Les chercheurs restent cependant prudents en disant qu’il est difficile de dégager la nature de cette corrélation : les personnes restent-elles plus actives lorsqu’elles s’adonnent à des jeux de réflexion, ou sont-ce les joueurs qui trichent ?

Les chercheurs pensent que les liens sociaux, les rencontres avec les amis, les  partenaires de bridge et les étrangers peuvent également obliger à rester alertes. Isolé, un esprit humain peut rapidement perdre sa capacité d’orientation. Il est par conséquent dangereux pour une personne de rester trop longtemps seule (une situation qui peut être provoquée par la perte des membres de la famille et d’amis, par la maladie ou lors d’un changement de lieu de résidence). Ces déductions donnent crédit à ce qui a déjà été publié dans ce bulletin. Nous ne sommes pas surpris, mais contents que cette nouvelle recherche vienne corroborer l’ancienne idée que « pour rester alerte, il faut bouger ».
Tiré de : At the Bridge Table, Clues to a Lucid Old Age [A la table de bridge, des idées pour un troisième âge lucide], par Benedict Carey, New York Times du 22 mai 2009, A1, A17.

Informations aux cyclistes de plus de 50 ans

Si l’on entend suivre le conseil qu’il est bon de rester actif, alors faire du vélo est une bonne idée. Voici quelques endroits où vous pourrez découvrir des informations sur la pratique du vélo en Europe et aux Etats-Unis.

Elderhostel : offre des tours à vélo dans le pays (USA) et en Europe, accompagnés d’informations pour vous orienter dans l’environnement. Comprend les frais de transport aériens, le logement, une bicyclette et les repas. Tapez www.elderhostel.org

International Bicycle tours : Tours en Europe de 45 km par jour, comprenant un guide, le logement, une bicyclette, une fourgonnette et la majorité des repas. Tapez www.internationalbicycletours.com
Senior Cycling : Voyages de un à sept jours dans divers lieux des Etats-Unis. Les petits groupes sont accompagnés d’un guide et d’une fourgonnette. Sont compris le logement et la majorité des repas.
Tapez www.seniorcycling.com

Over the Hill Gang International : s’occupe principalement de ski, mais organise également quelques voyages à bicyclette durant l’année. Tapez www.othgi.com

Tiré de : Bike Trips for 50-Plus [Des tours à bicyclette pour les plus de cinquante ans], Philadelphia Inquirer du 7 juin 2009, N2.

LIVRES ET AUTRES RESSOURCES

Les auteurs de ce bulletin publient souvent une revue des livres récemment parus et relatifs à l’âge. Nous avons laissé cette fois le soin à deux lecteurs de présenter leurs ouvrages :
John Zeisel nous écrit (après avoir suivi un des nos ateliers « Comment prendre de l’âge de manière positive »)

Cette rencontre a eu plusieurs effets positifs et s’est traduite notamment par la mise sur pied d’un séminaire annuel sur le thème de « Prendre de l’âge de façon positive » Durant l’atelier chacun d’entre nous s’est présenté et a dit quelques mots sur les raisons de sa présence. J’en ai fait de même et dit que je travaillais avec des personnes atteintes d’Alzheimer. J’ai ajouté que je n’étais pas certain d’être au bon endroit, bien que je sache déjà comment me pencher sur les aspects positifs de cette maladie. Depuis, j’ai écrit un livre (qui a été publié en janvier chez Penguin/Avery Press) pour répondre à la question : « Pourquoi ai-je participé à l’atelier « Prendre de l’âge de façon positive » ?

Le livre – I’m Still Here: A Breakthrough Approach to understanding Someone Living with Alzheimer’s [Je suis toujours là : une percée significative pour comprendre les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer] – répond à cette question. C’est le seul ouvrage qui se penche de façon positive sur cette maladie, en disant essentiellement que puisque désormais nous devons vivre avec elle, considérons-la de la manière la plus positive possible pour le bien de ceux qui en sont atteints et les personnes qui les soignent. Il ne s’agit pas de « verre à moitié plein contre verre à moitié vide », mais de créer une vie et des relations positives. Il met l’accent sur nos capacités à nous relier à notre culture – les arts de toutes sortes – et à les utiliser pour créer de nouvelles relations. Ce n’est pas le seul message du livre, mais c’est une partie de la réponse à « Pourquoi ai-je participé à l’atelier « Prendre de l’âge de façon positive ? ».
Nancy Schlossberg nous écrit :
    Je viens de publier un nouveau livre intitulé Revitalizing Retirement: Reshaping your Identity, Relationships, and Purpose [Donner un nouvel élan à la retraite : Repenser votre identité, vos relations et vos objectifs, publié par l’American Psychological Association (4).

Les idées qui suivent peuvent aider la survie psychologique de ceux qui se situent aux deux extrémités de la configuration financière.

Idée n°1 : « Faites-vous engager sans attendre » ; « Pensez à votre future carrière ».
    Le temps est venu de penser à des buts à court terme comme se nourrir et survivre et à des buts à long terme comme s’atteler à un avenir productif. Jan Alston, un consultant du Women’s Ressource Center of Saratosa County en Floride (5), conseille à se clients de « chercher un travail sans attendre pour pouvoir survivre en période de temps difficiles tout en planifiant dans le même temps le travail dont elles rêvent. Le temps est peut-être venu de retourner sur les bancs d’école et de se former pour l’avenir.
Idées n°2 : Garder intact son dossier personnel de compétences.

Je connais Jim, un policier, dont la vie après la retraite peut nous donner des indices pour parvenir au bonheur. Il était particulièrement touché par le fait d’avoir dû quitter le métier exigeant mais gratifiant qu’il exerçait pour entrer en retraite et il m’a dit : « J’ai rangé mon arme et mon badge et c’était fini ». En d’autres termes son dossier personnel de compétences – son identité, ses relations avec les collègues et ses objectifs – avait été atteint. Pour le remettre en état, il s’est orienté sur le management hôtelier où il a pu se refaire une identité, se donner un objectif et former de nouvelles relations.
Idée n°3 : Changez votre façon de voir : de l’argent à des choses importantes.

La baisse des revenus donne l’occasion de repenser le montant qu’il vous faut pour vivre et être heureux. Si vous n’êtes pas dans le besoin, le plus grand défi à relever consiste à prendre conscience que l’argent n’est pas nécessairement ce qui mène au bonheur. Si vous vous sentez apprécié, remarqué et que l’on vous fait confiance, c’est finalement que quelque part, vous comptez pour les autres.

COURRIER DES LECTEURS

*   De Judith Zausner, Caring Crafts, Inc. :
J’aimerais informer sur l’impact positif de la créativité chez les personnes âgées. Elle améliore les fonctions mentales, physiques ainsi que les rapports sociaux entre adultes et augmentent l’estime de soi nécessaire à l’acquisition d’une indépendance et l’accès au bien-être. J’ai écrit tout cela sur un blog : www.eldr.com
http://www.newsletter.trustly.net/re?1=9x9tzcI2sjshbI1 et le texte est également présenté par le National Center for Creative Aging (6).
http://www.newsletter.trustly.net/re?1=9x9tzcI2sjshbI12
Dans mes ateliers, j’ai pu constaté la valeur remarquable des produits artisanaux conçus par les adultes.

INVITATION A TOUS

Des lecteurs nous demandent s’ils sont autorisés à reproduire et à faire circuler les articles publiés dans ce bulletin. Nous sommes très heureux de toute initiative qui peut viser à le faire mieux connaître.
Vous pouvez utiliser tout ou partie de ce que vous y trouvez, sachant que vous saurez citer la source de ces informations.

PETITES ANNONCES ET EVENEMENTS A VENIR

Le troisième séminaire annuel de l’organisation Positive Aging (7) se tiendra du 7 au 9 décembre 2009 à l’Eckers College à St-Petersburg, en Floride. Les thèmes traités seront : « Les transitions dans la vie », « Soins holistiques à la santé », « Construire la communauté » et « La création artistique ». Pour de plus amples informations sur ce séminaire et les moyens d’y participer, tapez : http://www.newsletter.trustly.net/re?1=9x9tzcI2sjshbI13

FETER LES POETES DE PLUS DE SOIXANTE-DIX ANS : UN APPEL
La Tower Poetry Society (8) et le McMaster Centre for Gerontological Studies (MCGS) (9) sollicitent les auteurs de poèmes de plus de soixante-dix ans. Les poèmes sélectionnés seront publiés dans une anthologie intitulée « Celebrating Poets over 70 »  et sera le dixième volume de la série Writing Down Our Years publié par le MCGS.

Quatre poèmes dactylographiés peuvent être soumis au maximum. Envoyez vs poèmes et une biographie de cinquante mots par Email à Ellen Ryan (ryaneb@mcmaster.ca) ou par la poste à « Celebrating Poets over 70 » Tower Poetry Society, c/o McMaster University, 1280 Main St., Box 1021, Hamilton, Ontario L8S 1 C0.

Les auteurs des poèmes sélectionnés recevront gratuitement une copie de l’anthologie. La date de remise est fixée au 15 novembre 2009.

NOTES DU TRADUCTEUR

  1. Un institut qui étudie les divers aspects du rire et de l’humour. Le Laughter Remedy a été créé par Paul E McGhee, un pionnier de la recherche sur l’humour. Ses travaux ont démontré les effets bénéfiques de l’humour sur la santé.
  2. Les villes de Minnesota et St-Paul forment les seules Twin Cities (villes jumelles) des Etats-Unis. Elles sont situées à l’Ouest de Chicago, dans le Minnesota.
  3. L’université de la Californie du Sud est située au centre de Los Angeles.
  4. L’association américaine des psychologues.
  5. Une organisation qui offre aux femmes la possibilité de se réaliser émotionnellement et financièrement par les formations, l’aide, les réseaux et les références.
  6. Centre national pour un vieillissement créatif.
  7. Une organisation américaine d’insertion professionnelle pour post-retraités, qui offre des programmes de formation et de réinsertion à la vie professionnelle. Elle est basée à Middleburg, en Floride.
  8. Un organisme fondé à Hamilton, dans l’Ontario, au Canada, en 1951.
  9. Le département de l’université du même nom située à Hamilton, dans l’Ontario.

INFORMATIONS AUX LECTEURS

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Si vous avez des questions ou du matériel à faire partager aux lecteurs du Bulletin, écrivez à Mary Gergen sur gv4@psu.edu

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